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28/02/2006

Bernard Lavilliers

C'est le plus voyageur de nos artistes hexagonaux. Non pas le genre à sauter d'un avion à une salle de concert, puis à sa chambre d'hôtel. Non. Lavilliers pose ses valises dans les pays qu'il aime, s'en imprègne, et en rapporte ce qui l'a séduit. Amérique Latine, Caraïbe, Afrique... Le Stéphanois a un petit faible pour l'hémisphère sud avec lequel il est souvent en osmose: Sertao, Trenchtown, chaleur, sueur, Stand the ghetto. Lavilliers n'a pas attendu la mode pour teinter son rock de world-music.
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Il est né le 7 octobre 1946 à Saint Etienne dans le centre de la France. Son père, ancien résistant pendant la seconde guerre mondiale, est ouvrier dans une manufacture d'armes locale. Sa mère est institutrice. En ces temps de reconstruction, la famille vit des temps difficiles et Bernard, enfant malingre, connaît des problèmes de santé. A l'âge de 7 ans, il est frappé d'une congestion pulmonaire. N'ayant pas les moyens d'envoyer l'enfant en sanatorium, ses parents déménagent et vont habiter à la campagne. C'est seulement à l'âge de 12 ans que Bernard Lavilliers va connaître la vie dans les cités HLM de Saint-Etienne. Il y vit jusqu'à ses 19 ans. Entre temps, il fréquente un peu le lycée et fait un an de "maison de redressement" (prison pour adolescents délinquants).

Chanteur-Ouvrier


Pratiquant la boxe depuis l'âge de 13 ans, commençant même à participer à de petits combats, il est alors partagé entre l'idée de devenir boxeur professionnel ou comédien, métiers qui lui permettent dans les deux cas, d'exprimer sa révolte envers la société. Pourtant, en 62, il passe un contrat avec son père et apprend le métier de tourneur sur métaux. Il gagne ainsi sa vie jusqu'en 65 comme ouvrier P3. Durant cette période, il écrit ses premières chansons et organise de petits concerts à Saint Etienne et dans la région, avec peu de moyens.

Pour fuir cet avenir bouché et cet environnement gris, il part pour le Brésil, qu'il croit être un nouvel Eldorado. Débarquant à Rio, il essaie sans succès de devenir docker. Puis il fait cap au nord : Salvador de Bahia, puis Belem, où il est engagé comme chauffeur de camion. C'est l'aventure de l'Amazonie : chaleur, insécurité des routes et vétusté des camions, … un épisode mouvementé de sa vie.

Après cette année et demi au Brésil, il rentre en France via les Caraïbes, l'Amérique centrale et l'Amérique du Nord. Mais à son arrivée, il découvre que l'armée française ne l'a pas oublié. Elle le considère comme insoumis : bataillon disciplinaire en Allemagne et forteresse à Metz en Lorraine.

Fin 67, il vient à Paris et commence à chanter dans des cabarets. Il y croise Jean Pierre Hébrard, directeur artistique de la firme Decca, qui lui fait faire deux 45 tours et un album, très influencé par l'écriture de Léo Ferré.

Arrive mai 68. Loin des discours tenus à l'Université parisienne de la Sorbonne, il préfère s'impliquer et aller chanter en province, dans les usines occupées. Puis après les désillusions de juin, il part faire la manche en Bretagne. A la fin de l'année, il devient père d'une petite fille, Anne-Laure.

Poètes


Après une installation momentanée à Marseille, il revient à Paris en compagnie de sa deuxième épouse, Evelyne, qui croit réellement dans sa vocation d'artiste.

En juin 71, Bernard Lavilliers chante pour la première fois au Discophage, cabaret brésilien de la capitale. Il signe en octobre un contrat avec Francis Dreyfus qui vient de fonder la maison de disques Motors. Un album nommé "Les poètes" sort en 72 (année de naissance de sa deuxième fille Virginie). A cette époque, il tourne beaucoup avec sa seule guitare. Comme tous les chanteurs de sa génération, il hésite encore entre l'acoustique et l'électrique que les groupes anglo-saxons ont eux, développé depuis longtemps. Sa référence pour les mots, reste Léo Ferré. Pour la musique, c'est l'Amérique latine. Le début de l'évolution musicale se fait avec le troisième album "Le Stéfanois" en 75. On retrouve sur l'album cette chanson "San Salvador", samba parlée qui contribua à la légende du chanteur-voyageur-aventurier. Sa femme Evelyne donne naissance cette année là, à un garçon nommé Guillaume.

Lavilliers commence désormais à être connu et fait de nombreux concerts. De plus, il change de maison de disques et signe avec Barclay. Sa première grande scène est le Théâtre de la Ville à Paris en novembre 76 après la sortie des "Barbares" . Cet album marque l'entrée de l'artiste dans le monde du rock. Il évoque la drogue, la "zone", la misère, la perversité de l'argent et du pouvoir. Cet artiste engagé dénonce la société telle qu'il la voit. A partir de là, le succès est définitivement en route. En 77, c'est le "15ème Round" , album fétiche de Bernard Lavilliers. Il dit lui même que c'est "la première fois qu'il y a un son de groupe". Musicalement abouti, il devient rapidement un véritable manifeste pour toute la jeunesse. Un des titres de cet album largement autobiographique, "Juke Box", monte dans les Hit-parades français.

Vivant


Il chante pour la première fois à l'Olympia en octobre 77. Véritable succès, il récidive pour une semaine en mars 78. "T'es vivant" est le nom de l'enregistrement en public qui sort un peu plus tard. Les musiciens sont ceux qui l'accompagnent depuis maintenant quelques années : le bassiste Pascal Arroyo, le clavieriste François Bréant ou le percussionniste Mahut.

Attirés par sa récente notoriété, le public et les médias attendent avec intérêt l'album qui sort en 79 "Pouvoirs". Relatif insuccès pour cet album concept qui commence par une chanson d'une durée d'environ 20 minutes. Malgré cela, le public est au rendez-vous pour la tournée qui s'ensuit, jusqu'au concerts de l'Hippodrome de Pantin en mars qui drainent environ 6000 personnes par soirées pendant 5 jours.

Puis en avril 79, il part pour la Jamaïque pour se ressourcer. C'est ensuite New York où il rencontre Ray Barreto, grand percussionniste d'origine portoricaine. Enfin, il s'envole pour Rio au Brésil. De retour de ce voyage, qui constitue sa source d'inspiration, il sort "O Gringo". C'est un succès colossal avec les tubes "la Salsa" ou "Stand the ghetto". Il chante aussi "Est-ce ainsi que les hommes vivent", poème d'Aragon mis en musique par Léo Ferré qu'il admire tant.

Il enchaîne sur le Palais des Sport en février 80.

En janvier 81, il reprend la route pour le Salvador en Amérique Centrale, via Los Angeles. Puis sort "Nuit d'amour" qui inclut les titres "Betty" et "Eldorado". A ce moment là, malgré un succès public incontestable, son moral est au plus bas. En effet, sa dernière compagne américaine, Lisa vient de le quitter. S'ensuivent une série de concerts presque inaperçus au Discophage en novembre 82.

Mademoiselle Li


Mais ses "Idées noires" (titre d'un duo avec la chanteuse Nicoletta) se verront plus amplement exprimées dans l'album "Etat d'Urgence", disque d'or en 3 mois.

Après une longue tournée acoustique avec une formation brésilienne, Bernard Lavilliers publie son 10ème album original "Tout est permis Rien n'est possible". Il écrit aussi la musique du film français "Rue Barbare", et reprend une série de concerts à l'Olympia pendant 1 mois.

C'est à ce moment là qu'il rencontre Melle Li, danseuse, avec qui il se marie fin 84. C'est aussi l'année où il fait ses débuts de directeur artistique du Casino de Paris auquel il adjoint une école du spectacle "Joséphine B". Après un différent avec le PDG de la salle, il transfert l'école dans un autre lieu.

Impatient de reprendre ses pérégrinations à travers la planète, le voilà qui s'embarque pour l'Afrique : Dakar au Sénégal et Brazzaville au Congo puis à nouveau l'Amérique latine. C'est là, qu'il récolte la matière pour son nouvel album "Voleur de feu" en 86, d'où est extrait le duo avec Nzongo Soul (musicien congolais) "Noir et blanc", devenu un véritable classique depuis. Le public est au rendez-vous une nouvelle fois dans la grande Halle de la Villette au printemps 86.

Ayant dépassé la quarantaine, Bernard Lavilliers assagi n'en n'est pas moins bourlingueur dans l'âme. Ainsi en 88, il publie "If" avec le titre "On the road again" réflexion sur la nécessité de voyager, qui ressemble à un espèce de carnet de voyage, "Nicaragua" ou "Haïti couleur". Deux ans après, revenant d'un périple en Asie il sort "Solo". De nouvelles compositions comme "Faits divers" ou "Saïgon" nous montre un chanteur toujours insoumis et vaguement désenchanté, mais aussi tendre avec "Salomé" du nom d'une de ses filles, née en 87. Puis c'est à nouveau une grande tournée de 180 dates dont trois semaines à l'Olympia. Il invite Léo Ferré sur la scène de la "Fête de l'Huma", célèbre rencontre des communistes français en septembre de chaque année.

Ballades


Avec "les Champs du possible" en 94, il propose un disque plus introspectif qui ne comprend que des ballades, même s'il fustige les corrompus et les profiteurs dans "les Troisièmes couteaux" et décrit comme à son habitude les chaos de la planète. Une deuxième version de cet album sort en 95, avec en plus un duo Lavilliers-Jimmy Cliff, "Melody Tempo Harmony" et une nouvelle version de "Stand the Ghetto" remixée en Jamaïque.

Décidément infatigable, il sort un nouveau single en juin 97, "le Venin", qui précède l'album intitulé "Clair Obscur" qui lui, sort en août. On y retrouve les rythmes chers au chanteur. Ecrit et enregistré en trois mois à Kingston (Jamaïque) et Bruxelles (Belgique), l'album ouvre avec un titre de Léo Ferré "Préface". Les musiques latines sont toujours présentes et les musiciens aussi : le percussionniste Ray Barretto et le pianiste jamaïcain de jazz, Monty Alexander sont venus prêter main forte au chanteur. A cinquante ans passés, ses passions musicales restent toujours les mêmes et ce disque est là pour nous le démontrer. En février 98, il revient sur scène à l'Olympia pour une série de quatre concerts, complétés par quatre nouvelles soirées du 26 au 29 mars. Une longue tournée acoustique suit en fin d'année mais la partie 99 est annulée. On ne retrouvera Lavilliers qu'au cours de l'été 99 pour quelques concerts.

Entre temps, en 98, sort une double compilation, "Histoire(s)".

Militant, toujours.

Chanteur engagé, rocker itinérant ou artiste toujours rebelle, Bernard Lavilliers est depuis les années 70, un témoin particulier des douleurs et des maux du monde. Quand on le retrouve en juin 2001 avec un nouvel album, "Arrêt sur image", les 12 titres ne manquent pas d'aborder les thèmes du chômage ou de la violence, récurrents chez le Stéphanois. Reggae, bossa ou accents latino habillent un ensemble modernisé par quelques notes électro. Une parenthèse nostalgique cependant avec la reprise du standard français "les Feuilles mortes". L'album se classe à la 10ème place du Top Albums. Parallèlement, sort une bande dessinée, "l'Or des fous", dans laquelle de grands noms du genre illustrent quatorze titres du chanteur.

En octobre 2001, Bernard Lavilliers s'installe une semaine à l'Olympia. La tournée se poursuit jusqu'en décembre et dure jusqu'à l'été 2002. Le 20 décembre 2001, le chanteur offre un mini-récital aux salariés d'une usine des Vosges dont les emplois vont être supprimés.

En 2002, le CD "Arrêt sur image" ressort enrichi du titre "Jamaïca", un titre enregistré au studio Tuff Gong de Kingston. Lavilliers continue de tourner et passe entre autres au Paléo Festival de Nyon en juillet 2002.

En novembre, alors que l'on apprend que ses concerts de l'Olympia prévus en février 2003 sont annulés, le chanteur reçoit le Grand Prix de la chanson française de la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de musique) en tant que créateur et interprète.


L'été 2004 voit Bernard Lavilliers revenir sur scène. Accompagné de Mino Cinelu, percussionniste de grande renommée qu'il avait rencontré dès l'année 1973, il reprend donc une partie de son répertoire dans une version très minimaliste et fait plusieurs dates à travers la France. Il en profite pour roder quelques chansons de son nouvel album qui sort finalement en septembre.

Enregistré entre New York, la Jamaïque (les studios Tuff Gong) et la France, "Carnet de bord" est une nouvelle variation du chanteur voyageur. Acoustique, les percus de Cinelu et la guitare de Lavilliers comme bases musicales, cet opus emmène vers des destinations lointaines. Il s'ouvre d'ailleurs sur le titre "Voyageur". Quelques invités de marque viennent apportés leur contribution : Tiken Jah Fakoly ("Question de peau") et Cesaria Evora ("Elle chante") . Un titre rend hommage à Ernesto Guevara avec "La mort du Che". Une fois de plus, Bernard Lavilliers trouve le ton juste pour parler de sujets difficiles comme les problèmes environnementaux ou plus douloureux, les sans-papiers. Il réussit avec cet album, le mariage de la chanson et de la world music.

Fin 2004, les textes du chanteur-baroudeur paraissent sur papier dans un ouvrage en deux volumes : "Les couteaux de la ville" et "La malédiction du voyageur" (Editions Christian Pirot), histoire de rappeler que Bernard Lavilliers n’est pas seulement synonyme d’ouverture sur le monde et de métissage, mais que c’est aussi un auteur aux textes engagés.

Le chanteur pense rapidement à la scène. Il part en tournée et en mars 2005, il enchaîne cinq soirs dans la salle parisienne du Grand Rex. On le retrouve dans les festivals de l'été. Il se produit aussi au Zénith de Paris, le 7 et 8 octobre.

Alors que l’année 2005 s’achève, un témoignage de ces soirées au Grand Rex est édité sous forme d’un DVD et d’un CD live tous les deux nommés "Escale au Grand Rex". Le DVD livre en outre deux reportages, l’un sur les répétitions du spectacle, et l’autre sur sa tournée Americas. En même temps, sort un livre regroupant des clichés de l’artiste par le photographe Gert-Peter Bruch, qui suit Lavilliers depuis 1988.

*

Eternel rebelle, Bernard Lavilliers ne cesse de prouver qu'il sait toujours utiliser l'écriture pour s'engager sur les causes qui lui tiennent à coeur.

© RFI Musique

http://www.rfimusique.com/musiquefr/statiques/accueil.asp

A LIFE OF PASSION

February 27, 2006
A Life Of Passion
Getting Back To What You Love

 

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There are times in life when we are committed to pursuing our passions. Every molecule in our body is focused on doing what we love. At other times, necessity and responsibility dictate that we put our dreams aside and do what needs to be done. It is during these moments that we may choose to forget what it is that we love to do. There are many other reasons for why we may leave our passions behind. A hobby may lose its appeal once we've realize it will never turn into our dream job. Someone important to us may keep telling us that our passions are childish and unsuitable - until we finally believe them.

Forgetting about what you love to do can be a form of self-sabotage. If you can forget about your dreams, then you never have to risk failure. But just because we've decided to ignore our passions doesn't mean they no longer exist. Nothing can fill the emptiness that remains in a space vacated by a passion that we have tossed aside. Besides, life is too short to stop doing what you love, and it is never too late to rediscover your favorite things. If you gave up playing an instrument, painting, drawing, spending time in nature, or any other activity or interest that you once loved to do, now may be the time to take up that passion again. If you don't remember what it is that you used to be passionate about, you may want to think about the activities or interests that you used to love or the dreams that you always wished you could pursue.

You don't have to neglect your responsibilities to pursue your passions, and you don't have to neglect your commitments to do what you love. When you make an effort to incorporate your interests into your life, the fire within you ignites. You feel excited, inspired, and fed by the flames that are sparked by living your life with passion for what you love.

 

http://www.dailyom.com/ 

23/02/2006

INGRID BETANCOURT

Voilà 4 ans qu'Ingrid Betancourt est détenue par les FARC. La mobilisation ne faiblit pas et elle doit continuer: la liberté d’une seule personne, c’est la liberté de tous !!!!

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Quatre ans… Cela fait 1460 jours et 1460 nuits qu’Ingrid Betancourt est détenue, avec son amie Clara Rojas, par les guérilleros des FARC en Colombie. Ces chiffres ont-ils encore un sens ? Peuvent dire l’insoutenable attente, l’angoisse de sa famille qui n’a plus de "preuve de vie" depuis des mois et qui va d’espoir en déception, de déception en espoir, sans jamais baisser les bras, tentant chaque jour une nouvelle piste pour mobiliser un ministre, un député, un journaliste ?

22/02/2006

LES ENFANTS QUI S'AIMENT

Les enfants qui s'aiment s'embrassent debout
Contre les portes de la nuit
Et les passants qui passent les désignent du doigt
Mais les enfants qui s'aiment
Ne sont là pour personne
Et c'est seulement leur ombre
Qui tremble dans la nuit
Excitant la rage des passants
Leur rage, leur mépris, leurs rires et leur envie
Les enfants qui s'aiment ne sont là pour personne
Ils sont ailleurs bien plus loin que la nuit
Bien plus haut que le jour
Dans l'éblouissante clarté de leur premier amour

Jacques Prévert

 

 

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http://xtream.online.fr/Prevert/

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18/02/2006

Souvent femme varie. Et bien fol qui s'y fie

FRANCOIS 1er (1494 - 1547)
Souvent femme varie. Et bien fol qui s'y fie.
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vers 1520

Selon la tradition, François 1er aurait écrit ces deux vers, à l'aide d'un couteau, sur la vitre d'une fenêtre du château de Chambord.
On ignore à la suite de quelle déception il en vint à afficher ainsi son scepticisme sur la fidélité des femmes. De toute façon, elles auraient pu lui en servir autant.
En effet, s'il garda longtemps ses deux principales maîtresses, Mme de Chateaubriant et la duchesse d'Etampes, il ne se priva pas pour autant de faire d'innombrables incursions dans les maisons bourgeoises et les chaumières, aussi bien que dans les châteaux.

et une petite pirouette avec ceci :

Victor Hugo

-"Une femme qui a un amant est un ange, une femme qui a deux amants est un monstre, une femme qui a trois amants est une femme"

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et celle ci de :

Jean Rostand

-"Le coeur réclame une femme ; les sens, plusieurs ; l'orgueil, toutes" Pages d'un Moraliste

 

 

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09/02/2006

LE ROI DES CONS


   
 
Paroles et Musique: Georges Brassens

 

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Non certes elle n'est pas bâtie
Non certes elle n'est pas bâtie
Sur du sable sa dynastie
Sur du sable sa dynastie

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Il peut dormir ce souverain
Il peut dormir ce souverain
Sur ses deux oreilles serein
Sur ses deux oreilles serein

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Je tu il elle nous vous ils
Je tu il elle nous vous ils
Tout le monde le suit docil'
Tout le monde le suit docil'

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Il est possible au demeurant
Il est possible au demeurant
Qu'on déloge le Shah d'Iran
Qu'on déloge le Shah d'Iran

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Qu'un jour on dise c'est fini
Qu'un jour on dise c'est fini
Au petit Roi de Jordanie
Au petit Roi de Jordanie

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Qu'en Abyssinie on recuse
Qu'en Abyssinie on recuse
Le Roi des Rois le bon Négus
Le Roi des Rois le bon Négus

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Que sur un air de fandango
Que sur un air de fandango
On congédie le vieux Franco
On congédie le vieux Franco

Il y a peu de chances qu'on

Détrône le Roi des cons.

 http://georgesbrassens.artistes.universalmusic.f...

 http://www.georges-brassens.com/

http://delamargelle.free.fr/brassens/ 

 

 

 

04/02/2006

La Mort des amants

 

 

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Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Écloses pour nous sous des cieux plus beaux.

Usant à l'envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.

Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux;

Et plus tard un Ange, entr'ouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes.

Baudelaire, Les fleurs du mal CXXI

 

http://baudelaire.litteratura.com/

MA LIBERTE

Serge Reggiani
Ma liberté

Paroles: Georges Moustaki

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Ma liberté
longtemps je t'ai gardée
comme une perle rare.
Ma liberté,
c'est toi qui m'as aidé
à larguer les amarres,
pour aller n'importe où
pour aller jusqu'au bout
des chemins de fortune,
pour cueillir en rêvant
une rose des vents
sur un rayon de lune!

Ma liberté
devant tes volontés
ma vie était soumise
ma liberté,
je t'avais tout prêté
ma dernière chemise
Et combien j'ai souffert
pour pouvoir satisfaire
toutes tes exigences!
J'ai changé de pays,
j'ai perdu mes amis
pour garder ta confiance!

Ma liberté,
tu as su désarmer
mes moindres habitudes
ma liberté,
toi qui m'as fait aimer
même la solitude.
Toi qui m'as fait sourire
quand je voyais finir une belle aventure,
toi qui m'a protégé
quand j'allais me cacher
pour soigner mes blessures!

Ma liberté,
pourtant je t'ai quittée
une nuit de décembre.
J'ai déserté
les chemins écartés
que nous suivions ensembles,
lorsque, sans me méfier,
les pieds et poings liés
je me suis laissé faire,
et je t'ai trahi
pour une prison d'amour
et sa belle geôlière!
et je t'ai trahi
pour une prison d'amour
et sa belle geôlière!

http://clubserge.reggiani.monsite.wanadoo.fr/

LE DESERTEUR



Boris Vian    
Le déserteur
   
Paroles: Boris Vian. Musique: Harold Berg 1954
autres interprètes: Serge Reggiani, Richard Anthony, Claude Vinci
note: voir aussi la version par Mouloudji

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Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C'est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m'en vais déserter

Depuis que je suis né
J'ai vu mourir mon père
J'ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants
Ma mère a tant souffert
Elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers
Quand j'étais prisonnier
On m'a volé ma femme
On m'a volé mon âme
Et tout mon cher passé
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J'irai sur les chemins

Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens:
Refusez d'obéir
Refusez de la faire
N'allez pas à la guerre
Refusez de partir
S'il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président
Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n'aurai pas d'armes
Et qu'ils pourront tirer


Nota:
La version initiale des 2 derniers vers était:
"que je tiendrai une arme ,
et que je sais tirer ..."
Boris Vian a accepté la modification de son ami Mouloudji
pour conserver le côté pacifiste de la chanson !

http://www.borisvian.fr/

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